mercredi 5 novembre 2008

la sécurité à Mexico et les transports

Mexico est une grande ville où il y a un certain nombre de règles à respecter pour que tout se passe bien. Cela devient vite une question d'habitude:

Il faut éviter certains quartiers (cela se confirme lorsque l'on voit certains bus avec des impacts de balles), éviter les bijoux voyants, les tenues provocantes, de sortir trop tard, de prendre des taxis hors des "sitios de taxis" (bornes de taxi où on trouve des taxis autorisés) ou des taxis que l'on commandent par téléphone, avoir toujours sur soit un minimum d'argent à donner au cas où l'on se fait braquer...
Cela devient vite une chose naturelle et les mexicains préviennent de toute manière les étrangers. Dans le cas où on sort, ils vont vérifiés que l'on est bien rentré chez nous avant de repartir.

Une chose assez impressionnante est leur sens de l'accueil, du système D et de l'entraide: si on demande son chemin, on peut être sure qu'on va vous indiquer comment y aller (ça change de Paris où l'on montre le chemin inverse au touriste).

Deux exemples simples: le lendemain de mon arrivée, ma colocataire m'a proposé de m'emmener à un entretien. Comme elle a eu une panne d'essence (en plein Reforma qui est l'artère où l'avion s'est crashé hier) et bien elle m'a dit de filer et s'est arrangée avec des gens pour pousser la voiture et aller chercher de l'essence. Et moi j'ai filé à mon entretien et me suis perdue bien sur. J'ai demandé mon chemin et comme les gens n'étaient pas sur, ils ont appelé l'entreprise où je devais passer mon entretien pour savoir où elle se trouvait et ensuite m'indiquer comment y aller et m'y accompagner quelques mètres.

Hier, lors de ma première tentative de prendre le Metrobus (lignes de bus très rapide), je n'avais pas de carte de transport mais que de la monnaie. Alors en voyant lutter avec la machine, un mexicain m'a dit de passer avec lui (il a rempli sa carte pour 2 passages au lieu d'un, et il a refusé que je le rembourse) et m'a fait passer. Ensuite comme je devais le reprendre et que je n'avais pas trouvé la machine pour acheter la carte (maintenant c'est bon heureusement), j'ai directement donné demandé à une personne si je pouvais passer avec sa carte en lui donnant le montant du passage et aucun problème.

Le plus impressionnant est le métro car le Mexique a l'équivalent de nos vieilles rames de métro (quand on pense qu'elles ont plus de 30 ans on ne s'étonne pas des pannes techniques). Le billet de métro est de 2 pesos (12cts), et on achète son billet à un guichet. On a souvent peur quand on voit le monde mais les gens au guichet sont extrêment rapides. Ensuite on passe le billet au moment de passer mais on ne le récupère pas (du coup on a l'air vaguement stupide quand on a pas l'habitude). Le passage est contrôlé par un agent des transport local. Ensuite si on est en heure de pointe, les femmes vont dans les wagons pour femmes (les 2 derniers en fin de rame) pour éviter de se faire tripoter par ces monsieurs (c'est dingue d'en arriver là!).
Le voyage est comme dans n'importe quel métro mais avec des pannes de courants régulières et de courtes durées (choses à savoir lorsque l'on achète des appareils électriques, il y a une garantie particulière à prendre).

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